Les taxes foncières et la taxe d'habitation ne devraient pas augmenter de façon spéculaire en 2011, mais elles progresseront encore après plusieurs années de fortes hausses. Le coup de frein impulsé par les parlementaires sur les bases d'imposition sera visiblement suivi par les collectivités locales qui ne prévoient pas d'importants relèvements de taux, mais l'accalmie ne profitera pas à l'ensemble des contribuables.

En 2011, les taxes foncières et la taxe d'habitation, supportées par les propriétaires pour la première et par les occupants de logements (locataires...) pour la seconde, ne devraient à priori pas subir de fortes augmentations. En moyenne, les hausses devraient avoisiner les 2,5 %.
Une progression qui contraste avec les années précédentes où les contribuables ont dû renflouer les caisses des collectivités locales et plus particulièrement celles des communes.

 

Base et taux d'imposition ne subiront que de faibles hausses

Les taxes foncières et la taxe d'habitation varient d'une zone à une autre puisqu'elles résultent de différents taux établis par les communes et les intercommunalités. Pour la taxe foncière sur les propriétés bâties s'ajoute un prélèvement du département. Ensuite, ces taux sont appliqués à la base d'imposition qui correspond à la valeur locative cadastrale du bien.
En 2011, chaque acteur a décidé de jouer la carte de l'accalmie. D'un côté, les parlementaires ont limité l'augmentation des valeurs locatives cadastrales à 2 %, de l'autre communes, intercommunalités et départements ont choisi de cantonner la progression des taux d'
imposition.

 

Certaines communes vont encore appliquer d'importants rehaussements de taux

Malheureusement tous les contribuables ne seront pas logés à la même enseigne. L'évolution contenue de 2011 cacherait de fortes disparités entre les communes.
Selon le Figaro, les grandes agglomérations (Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Lille, Nantes ou encore Strasbourg) tout comme la majorité des villes moyennes laisseront leur taux inchangés voire pour certaines les baisseront. Tandis que d'autres villes, certes moins nombreuses, vont procéder à de fortes revalorisations de leurs taux d'
imposition. Angers devrait pour la première depuis presque 30 ans relever ses taux d'environ 5 %, à Blois et à Perpignan les taux vont bondir de 4 %.